Par l’écrit et par le droit : la construction du Bien commun à Marseille au XIVe siècle

Abstract : À partir de l’exemple, dans les années 1350, d’un conflit ouvert au sein de l’oligarchie marseillaise, mis en lumière par les fonds de la justice comtale mais dont les sources délibératives du conseil de Marseille ne rendent pas compte, le présent article interroge le statut de l’écrit municipal et met en évidence l’usage politique et juridique qui en est fait par l’assemblée marseillaise. Les registres dits « de délibérations » ne contiennent en fait que le résultat consensuel de celles-ci, sous forme d’ordonnances à la tonalité unanimiste. Quelques rares désaccords sont enregistrés, à la demande expresse de tel ou tel conseiller, mais sans jamais mettre en cause l’unité du gouvernement de la ville. Dans un contexte de déstabilisation du pouvoir angevin en Provence, la cohésion politique du conseil urbain se construit en opposition aux officiers comtaux : des procédures de protestation et des accusations formulées contre eux de commettre des énormités, dûment enregistrées, sapent leur autorité. Ainsi, par l’écrit et par le droit, se forgent les outils du gouvernement de la ville au cœur d’une situation critique.
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Contributor : François Otchakovsky-Laurens <>
Submitted on : Monday, May 27, 2019 - 3:13:16 PM
Last modification on : Thursday, June 20, 2019 - 12:22:07 PM

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François Otchakovsky-Laurens. Par l’écrit et par le droit : la construction du Bien commun à Marseille au XIVe siècle. Le Moyen Age. Revue d'histoire et de philologie, Editions De Boeck Supérieur, 2014, CXX (3), pp.657-672. ⟨10.3917/rma.203.0657⟩. ⟨hal-02128888⟩

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