Trouver le sens : où sont nos manques et nos besoins respectifs ?

Résumé : Trouver le sens : où sont nos manques et nos besoins respectifs ? Contexte, co-texte, locuteur, interlocuteur, publics, références, autant de paramètres parmi d’autres qui forment un premier paradoxe révélateur. La signification ne peut pas être le seul sens du mot sens — et il s’en faut de beaucoup. Deuxième paradoxe, le mot traduction n’appelle une définition claire et précise qu’aux yeux du profane. Affaire d’orientation, de jugement, de perception, dans les deux cas. Dans les métiers de la traduction, que nous concevons au sens large, il importe pourtant de trouver le sens, dans les multiples acceptions de ce dernier. Les pistes multiples et usuelles que suivent les traducteurs sur les deux versants de leur tâche d’intériorisation puis de restitution du sens, comment se pratiquent-elles, s’apprennent-elles, s’enseignent-elles ? Où en sont, aujourd’hui, les processus technologiques à cet égard ? Qu’apportent-ils ? Dans quelles directions cherche-t-on à les créer, les améliorer ? Comment ces processus fonctionnent-ils pour exhumer le sens ? Que leur faut-il pour y parvenir ? En quoi la machine est-elle capable d’imiter l’humain, ou bien suit-elle d’autres voies ? Pour quels résultats et avec quels effets ? Les corpus numériques suffisent-ils en l’état ? Faut-il les prétraiter ? La traduction, dans son acception restreinte, est une opération de transfert sémantique du contenu d’un texte d’une langue vers l’autre. Beaucoup a déjà été écrit sur ce point. Tout est loin d’être dit, en revanche, sur les bouleversements que les évolutions des techniques et des professions langagières font subir à ce schéma que l’on pourrait imaginer stable. C’est la vocation du deuxième colloque Tralogy, co-organisé par le CNRS (IMMI et INIST), la SFT, la Commission européenne (DGT, Représentation en France de la CE), l’Université Paris Diderot (UFR EILA) et l’AFFUMT, que d’explorer ce champ et d’en débattre. Comme pour la première édition de ce rendez-vous biennal, nous souhaitons instaurer autour de ces questions un dialogue entre spécialistes des différentes disciplines à l’œuvre dans cette problématique convergence (traduction, formation à la traduction, industrie de la langue, traitement automatique du langage…), avec la participation active de ceux qui sont directement concernés : professionnels de la traduction, chercheurs, enseignants, étudiants. Le tout, autour de cette approche plurielle du sens située au carrefour de nos domaines. La première édition du colloque Tralogy (les 3 et 4 mars 2011 dans le Grand amphithéâtre du CNRS, à Paris s’était conclue sur une évidence : aucune des spécialités impliquées dans les professions langagières ne peut à elle seule donner les clefs intellectuelles et professionnelles qui permettraient d’y opérer efficacement. Chacune a besoin des autres : la traduction est interdisciplinaire depuis toujours, et les métiers de la traduction le sont bien davantage encore. C’est la raison pour laquelle nous souhaitons cette fois demander à chacun de nos intervenants potentiels, non seulement de présenter les apports spécifiques de sa spécialité et de sa recherche à la problématique du sens, mais aussi et surtout de mettre en lumière les limites auxquelles se heurtent cette spécialité et cette recherche dans le cadre plus général des applications envisagées. Ce que nous ambitionnons de savoir, à l’issue de Tralogy II, c’est ce que, les uns et les autres, nous ne savons pas faire. Nous faisons ainsi le pari que nos points de contact et nos marges de progression se superposent avec la cartographie de nos points faibles respectifs. Nous comptons, pour cela, privilégier les présentations concises (les publications seront bien sûr plus étendues) afin de laisser du temps au débat. Et nous conservons au coeur de cette analyse la question qui, lors de Tralogy I, est apparue essentielle : celle de la mesure de la qualité d’une traduction au regard de son usage. Le Canada était le pays invité pour Tralogy I. Nous souhaitons cette fois mettre à l’honneur les langues très vivantes mais à faible nombre d’utilisateurs. C’est la raison pour laquelle, nous avons décidé d’organiser ce colloque sous le patronage commun des pays baltes, membres de l’Union européenne : Estonie, Lettonie et Lituanie.
Type de document :
Direction d'ouvrage, Proceedings, Dossier
Jan 2013, Paris, France. INIST-CNRS, http://lodel.irevues.inist.fr/tralogy/index.php?id=188, 2015, 〈http://lodel.irevues.inist.fr/tralogy/index.php?id=194〉
Liste complète des métadonnées

https://hal-univ-diderot.archives-ouvertes.fr/hal-01371212
Contributeur : Nicolas Froeliger <>
Soumis le : samedi 24 septembre 2016 - 18:21:50
Dernière modification le : jeudi 12 juillet 2018 - 12:56:03

Identifiants

  • HAL Id : hal-01371212, version 1

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Citation

Nicolas Froeliger, Joseph Mariani, Wallon Alain, Meunier Mikaël, Durand-Fleischer Dominique. Trouver le sens : où sont nos manques et nos besoins respectifs ? . Jan 2013, Paris, France. INIST-CNRS, http://lodel.irevues.inist.fr/tralogy/index.php?id=188, 2015, 〈http://lodel.irevues.inist.fr/tralogy/index.php?id=194〉. 〈hal-01371212〉

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