Les stratégies de glose sur l’emprunt en discours

Résumé : L’importance pour la néologie des vocables véhiculant des concepts nés ailleurs n’est plus à démontrer. Parmi les enjeux de l’emprunt, il importe de savoir si les locuteurs de la langue d’accueil assignent à ces mots étrangers un équivalent « local », un mot ou une expression nouvellement forgé (c’est-à-dire un néologisme morphosémantique), ou sémantiquement remanié, repérable parfois directement en discours : cette dernière méthode est celle que nous utilisons dans la recherche que nous proposons de présenter. Cette recherche a pour cadre le projet Neoveille dont la finalité est l’étude des néologismes en sept langues (Cartier, 2016). Nous proposons de présenter les résultats tirés de l’exploitation des modules de Neoveille, qui assistent le linguiste dans le repérage puis la gestion des néologismes qui émergent de la presse de façon quotidienne. Notre participation à ce projet étant axée sur l’analyse des emprunts en français, nous choisissons de rendre compte des premiers résultats de cette étude, que nous avons souhaité consacrer aux stratégies de gloses. Nous explorons la façon dont les francophones glosent les emprunts qu’ils sont amenés à employer, d’autant qu’une caractérisation des gloses peut contribuer à améliorer le repérage automatique des emprunts néologiques. Qu’ils soient de simples emprunts ou des xénismes, des mots à portée référentielle géographiquement limitée, les mots empruntés se trouvent être fréquemment accompagnés de marqueurs soulignant leur étrangéité. On peut formuler une des hypothèses sur laquelle cette recherche s’appuie : il est probable que les xénismes donnent lieu à des gloses explicatives tandis que les emprunts sont le plus souvent accompagnés d’une proposition d’équivalent. Cette recherche révèle l’usage d’une grande variété de marqueurs textuels ou typographiques accompagnant les emprunts. Les stratégies de glose que nous relevons sont essentiellement des marqueurs anaphoriques consistant en une reformulation de l’emprunt par un mot ou une expression française considérée comme substituable à l’emprunt. En discours, les marqueurs cataphoriques sont aussi utilisés : l’emprunt est alors postposé à un mot ou une expression française en tant qu’alternative lexicale ou simple « information bonus ».
Type de document :
Communication dans un congrès
Emprunts néologiques et équivalents autochtones. Mesure de leur circulation respective., Oct 2016, Łódź, Pologne. 〈http://neologie.uni.lodz.pl〉
Liste complète des métadonnées

https://hal-univ-diderot.archives-ouvertes.fr/hal-01370323
Contributeur : Najet Boutmgharine Idyassner <>
Soumis le : jeudi 22 septembre 2016 - 13:19:10
Dernière modification le : mercredi 12 octobre 2016 - 19:26:49

Identifiants

  • HAL Id : hal-01370323, version 1

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Citation

Najet Boutmgharine Idyassner. Les stratégies de glose sur l’emprunt en discours. Emprunts néologiques et équivalents autochtones. Mesure de leur circulation respective., Oct 2016, Łódź, Pologne. 〈http://neologie.uni.lodz.pl〉. 〈hal-01370323〉

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