"Commençons par l'immense pitié" (Victor Hugo)

Claude Millet 1
1 Littérature & Civilisation du XIXe siècle
CERILAC EA 4410 - Centre D'Etude et de Recherche Interdisciplinaire de l'UFR LAC
Résumé : Si le pathétique est peu théorisé dans l'œuvre de Hugo, en revanche l'élaboration d'une morale de la pitié fait l'objet d'une intense et permanente réflexion. Et cela surtout à partir du moment où se découvre à Hugo, comme à tant d'autres hommes de sa génération, la nécessité de traiter la question sociale, soit d'interroger la société et l'Humanité à partir de l'expérience subjective de la pitié, et en mettant au centre de cette interrogation ces êtres-frontières que sont les misérables, les monstres et les animaux. La pitié n'a de sens qu'à être immense. Hugo sait aussi que la pitié peut être fallacieuse, ou dangereuse, et que l'injonction à commencer par " l'immense pitié " ne doit pas seulement procéder de l'imagination poétique, mais de l'action pratique. Pour preuve, le combat mené à la fin de sa vie en vue de l'amnistie des Communards.
Type de document :
Article dans une revue
Romantisme, Armand Colin, 2008, La question morale au XIXe siècle (142), pp. 11-23
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Contributeur : Claude Millet <>
Soumis le : jeudi 10 mai 2012 - 08:32:19
Dernière modification le : mardi 11 octobre 2016 - 14:46:29

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Claude Millet. "Commençons par l'immense pitié" (Victor Hugo). Romantisme, Armand Colin, 2008, La question morale au XIXe siècle (142), pp. 11-23. 〈hal-00695824〉

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