Narrative Matters 2014

Ce site contient les actes du septième congrès mondial Narrative Matters (2014). Cette série de réunions internationales a été inaugurée à l’Université de Saint-Thomas au Canada (New Brunswick) en 2002. L’édition 2012 s’est tenue à l’Université américaine de Paris, en partenariat avec l’Université Paris Diderot (Narrative Matters 2012 : Life and Narrative). L’édition 2014 a eu lieu du 23 au 27 juin 2014 à l’Université Paris Diderot, en partenariat avec l’Université américaine de Paris, sur le thème : Narrative Knowing/Récit et Savoir.

À l’instar des éditions précédentes, le congrès a réuni des chercheurs de toutes les disciplines — psychologie, psychanalyse, sociologie, anthropologie, histoire, philosophie, sciences du langage, études littéraires, études féministes et études de genre, éducation, médecine, santé et action sociale, biologie, droit, sciences des religions, informatique, visual studies… —, invités à réfléchir à la question des puissances épistémiques, parfois controversées, du récit.

  • Comités scientifique et d’organisation

    • Comité d’organisation

      Sylvie Patron, maître de conférences habilitée à diriger des recherches en littérature française, spécialiste de théorie narrative, Université Paris Diderot.
      Brian Schiff, maître de conférences (associate professor), directeur du département de psychologie, Université américaine de Paris.
      Benoît Corbin, responsable technique et logistique du congrès.
      Laure Le Vavasseur, responsable technique et logistique du congrès.

    • Comité scientifique

      Sylvie Archaimbault, Université Paris Diderot
      Clive Baldwin, Université de Saint-Thomas
      Catherine Bernard, Université Paris Diderot
      Florence Binard, Université Paris Diderot
      Ernst Bohlmeijher, Université de Twente (Pays-Bas)
      Jens Brockmeier, Université américaine de Paris
      Florence Dumora, Université Paris Diderot
      Hanoch Flum, Université Ben-Gurion du Néguev (Israël)
      Anne Goliot-Lété, Université Paris Diderot
      Marc Hersant, Université Jean Moulin-Lyon III
      Christian Hervé, Université de Paris Descartes
      Christian Kober, Université Goethe de Francfort
      Gary Kenyon, Université de Saint-Thomas
      Françoise Lavocat, Université de la Sorbonne nouvelle-Paris III
      Céline Lefève, Université Paris Diderot
      Lissa Lincoln, Université américaine de Paris
      Linda Martz, Université américaine de Paris
      Elizabeth McKim, Université de Saint-Thomas
      Maria Medved, Université américaine de Paris
      Kai Mikkonen, Université d’Helsinki (Finlande)
      Nathalie Montoya, Université Paris Diderot
      Claude Murcia, Université Paris Diderot
      Jacqueline Nacache, Université Paris Diderot
      Frédéric Ogée, Université Paris Diderot
      Sylvie Patron (voir ci-dessus)
      Nathalie Piégay-Gros, Université Paris Diderot
      William Randall, Université de Saint-Thomas
      Claudia Roda, Université américaine de Paris
      Cécile Sakai, Université Paris Diderot
      Brian Schiff (voir ci-dessus)
      Anneke Sools, Université de Twente
      Gabriela-Spector-Mersel, Université hébraïque de Jerusalem/Université Ben-Gurion
      Pierre-Olivier Toulza, University of Paris Diderot
      Carine Trevisan, University of Paris Diderot
      Gerben Westerhof, Université de Twente
      Tammar Zilber, Université hébraïque de Jérusalem


  • Appel à communications

    Quelles sont les relations entre le récit et le savoir ? Comment les savoirs informent-ils et produisent-ils des récits ? Comment les récits véhiculent-ils ou produisent-ils des savoirs, et lesquels ? De quelle nature est la connaissance narrative, par opposition à d’autres formes de connaissance (connaissance commune ou spontanée du réel, connaissance scientifique, « sagesse » philosophique…) ? Le récit constitue-t-il un mode de connaissance privilégié ou est-il, au contraire, un moyen épistémologiquement opaque de poursuivre la vérité ? Il semble que la plupart des domaines propres aux sciences humaines et sociales, et peut-être même aux sciences naturelles et exactes, soient concernés par la discussion du statut du savoir du et dans le récit. Les récits importent (Narratives matter) ; ils importent dès lors qu’il s’agit du savoir ou de la connaissance : telle est la signification du titre Narrative Knowing, emprunté à Donald Polkinghorne (dans Narrative Knowing and the Human Sciences, 1988).

    Les chercheurs sont invités à soumettre leurs propositions de communications sur les thèmes suivants (liste non limitative) :

    — la connaissance narrative (narrative knowing) : le rôle du récit dans la production de connaissance ; le récit comme mode de pensée dans le domaine des croyances et des représentations sociales, par opposition aux domaines associés aux comportements des objets physiques, par exemple ;

    — l’analyse narrative : la façon dont la collecte et l’interprétation de « données » produisent des connaissances dans la recherche en sciences sociales (relations sociales, développement humain et vieillissement, santé mentale, structures d’apprentissage, politique, etc.) ;

    — les récits de la science : le rôle des récits dans la construction des savoirs scientifiques et dans leurs apprentissages ; les relations entre le récit et le discours scientifique ;

    — la « médecine narrative » dans la construction et la transmission des savoirs médicaux ; son application dans les pratiques de recherche, cliniques ou de santé publique ;

    — récits et médias : la place du récit dans les nouveaux régimes de l’image (cinéma 3D, « High Frame Rate », jeux vidéo immersifs) ; les types de savoir construits ou transmis par les récits visuels (audiovisuels ou digitaux) ;

    — l’Histoire entre science et récit : le récit et la mémoire collective ; mémoire et contre-mémoire ; le récit et le négationnisme ;

    — récit et épistémologie : le récit comme objet de connaissance, pour la théorie narrative, mais aussi pour les sciences de l’éducation par exemple ; le récit comme moyen de connaissance, médiation du savoir et opérateur de transition entre la science et le réel ; le récit comme obstacle à la connaissance : le récit et le déni (le refus du savoir) ; le refus du récit comme modèle d’historicisation dans certains domaines du savoir ;

    — le récit et la fiction : autofiction, journalisme littéraire, biographies ou autobiographies romanesques, romans historiques, toutes formes qui déplacent les frontières entre fiction et non-fiction ; le point de vue comme mode de connaissance dans la fiction et la non-fiction ;

    — les figures et les représentations du savoir dans le récit de fiction ; le « merveilleux scientifique » ; l’érudition fictionnelle ; le roman comme « laboratoire » de connaissance pour la sociologie ;

    — la « connaissance de l’écrivain » (Jacques Bouveresse) ; les bénéfices épistémiques de la lecture du récit littéraire.




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